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Mariève Migneault
Responsable des communications


Volume -, Numéro -

Le 21 mars dernier, des agriculteurs de la Montérégie ont lancé une pétition réclamant des programmes de sécurité du revenu adaptés aux besoins de tous les producteurs. Un mouvement de solidarité s’opère présentement à l’échelle de la province. Pour appuyer les producteurs et signifier votre appui à la cause, signez la pétition : Mouvement solidaire des producteurs pour la sécurité du revenu en agriculture.

Comme le démontre le manifeste publié en décembre par les partenaires de l’agroalimentaire, notre secteur offre un fort potentiel économique si on lui donne les moyens de se développer et de répondre à la demande alimentaire.

À l’heure actuelle, la FADQ demande à des groupes de producteurs de faire un choix définitif d’ici le 1er juillet entre les programmes d’ASRA et les programmes Agri-Québec. Pour les producteurs de pommes, pommes de terre, soya et maïs, il ne s’agit pas d’un choix puisque les montants d’Agri-Québec cumulés seraient éventuellement déduits de l’ASRA. Ainsi, en choisissant l’ASRA, les producteurs recevraient peu ou pas du tout de compensation dans les prochaines années. Pour les agriculteurs qui produisent du maïs et du soya consommés à la ferme, si l’ASRA est abandonnée, ces céréales ne seront admissibles à aucun programme de sécurité du revenu.

Pour les entreprises hors ASRA et hors gestion de l’offre, il importe également d’améliorer les programmes de gestion des risques. Il faut stimuler les investissements sur les entreprises agricoles afin d’accroître la production ainsi que la productivité. Aussi, il est essentiel que les recommandations unanimes déposées par le Comité ministériel sur la sécurité du revenu soient mises en œuvre pour assurer le développement des entreprises agricoles et offrir aux jeunes de la relève les moyens d’atteindre leurs aspirations.

Voilà pourquoi nous, producteurs agricoles de partout au Québec, tous les secteurs confondus, demandons au gouvernement, dès maintenant :

  • de reporter la démarche de la FADQ visant à ce que les producteurs choisissent entre l’ASRA et les programmes Agri;
  • de rendre admissible le programme Agri-Québec, sans arrimage avec l’ASRA;
  • de mettre en place un programme d’appui au développement des entreprises à deux volets :
    • un volet régional pour tenir compte des défis supplémentaires, tel l’éloignement des marchés;
    • un volet général pour le développement, la transition, l’adaptation et l’amélioration de la productivité;
  • d’ajouter un mécanisme de redressement des marges de référence dans l’application du programme Agri-Québec Plus pour les entreprises sans ASRA et sans gestion de l’offre, afin de soutenir convenablement le revenu des fermes, notamment lors de crises prolongées;
  • d’ajuster, en ASRA, le revenu stabilisé afin qu’il représente les réels coûts de chaque production assurée, et d’inclure le temps de gestion dans la rémunération de l’exploitant.