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Québec, 23 avril 2021 – « Ça a assez duré! Les résultats des tests pour nos travailleurs faut que ça se règle », clame Mme Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération UPA Capitale-Nationale Côte-Nord. Le climat est propice avec un printemps hâtif, les travailleurs étrangers temporaires (TET) ont commencé à arriver, mais les résultats des tests COVID retardent indûment l’entrée des travailleurs dans les champs. Les sources de stress deviennent de plus en plus nombreuses et inhumaines pour les producteurs agricoles et leurs travailleurs. Les TET ont l’obligation de passer un test au 10e jour de leur quarantaine afin d’obtenir, avant le 14e jour, un résultat négatif leur permettant de travailler. « Le fédéral a conclu une entente avec une seule compagnie pour faire les tests, elle est située en Ontario, la province la plus touchée par le virus en ce moment. Certains travailleurs attendent leurs résultats depuis plus de 20 jours et lorsqu’on réussit enfin à parler à un employé de cette compagnie, la seule chose qu’on se fait dire c’est qu’ils sont débordés et qu’ils ne peuvent nous dire quand nous aurons les résultats des tests. C’est vraiment stressant, car nous sommes juste au début de l’arrivée de nos travailleurs », mentionne M. François Blouin, président de l’UPA de l’Île d’Orléans.

Les producteurs de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord sont prêts à collaborer et comprennent la légitimité des mesures de contrôle mises en place par le gouvernement canadien. Mais il faut que les autorités livrent la marchandise et rendent accessibles rapidement les résultats des tests COVID pour permettre au TET de travailler immédiatement après la fin de leur quarantaine obligatoire.  C’est notre sécurité alimentaire qui est en jeu.

Pourtant, des représentations ont été effectuées il y a plusieurs semaines par l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) et la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) pour demander aux gouvernements du Canada et du Québec de tout mettre en œuvre pour permettre aux travailleurs étrangers temporaires (TET) d’être prêts à travailler au lendemain de leur quarantaine, c’est-à-dire au 15e jour suivant leur arrivée. Le gouvernement fédéral n’a toujours pas résolu cette problématique.

La Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale Côte-Nord se demande si les deux paliers du gouvernement ont la volonté politique de trouver une solution immédiate pour corriger la situation. Au Québec, il y’a urgence d’agir !

La Fédération compte plus d’une centaine d’entreprises sur son territoire qui recrute environ 1 100 TET annuellement.

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Source et information :
Catherine Vigneault
Responsable des communications et de la vie syndicale
Fédération de l'UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord
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